Vendredi matin, réveil difficile, d'autant plus que le gamin du voisin a encore gueulé en pleine nuit (remarquez, si, comme lui, mon prénom était "Eugène" moi aussi je ferais chier mes parents la nuit).
Mais au moins mon orteil ne me faisait plus mal.
On a commencé la journée en démontant la tente, j'étais déjà un peu nostalgique, tout ceci sentait la fin des vacances.
Ensuite on est passé à l'accueil pour
y voir une dernière fois le mec canon s'assurer que tout était en ordre.
Dernière visite maritime de notre road-trip, l'ile de Ré.
Premier monument, la citadelle...qui s'est avérée ne pas être gratuite...
j'ai quand même pris un petit panoramique devant l'entrée.
Oui, ce n'est pas le plus beau de tout mes panoramiques.
Ensuite, tout près, on a vu l'abbaye Notre-Dame-de-Ré.
Elle a un petit peu souffert...
Juste avant que je prenne cette photo, une
vielle peau en vélo cycliste épanouie s'est postée juste dans le champ de vision de mon appareil. J'attends qu'elle se déplace et un mec qui voulait prendre la même photo que moi me dit "Il y a une ruine qui n'était pas prévue". Évidemment , j'ai explosé de rire.
Enfin, ce fut l'heure de la révélation.
57 mètres de haut... serai-je capable de monter en haut du phare des baleines ?
Mon dieu, c'est tellement haut qu'on ne voit pas le haut (ou alors, c'est mal cadré)
On prend nos billets et on attaque l'escalier. C'est un escalier en spirale mais avec un grand trou au milieu. Donc je vous laisse imaginer: à droite le mur avec des fenêtres, à gauche, une pauvre balustrade très (trop) fine.
Légère bouffée de chaleur en voyant comment c'est fait.
J'attaque les marches.
Les premières, nickel, je me tiens pas.
Rapidement, je me tiens à la balustrade.
Peu de temps après, je lâche la balustrade pour me placer du coté "mur".
Les marches s'enchainent. Je monte, tout comme ma fatigue, mon stress, ma tension.
Plus je monte, plus je me sens hors de mon corps, spectateur de moi même.
Je sens bien que malgré moi, je suis de plus en plus proche du mur ; d'abord je le touche d'une main, puis de deux, ma joue est très proche de la pierre froide.
J'évite de regarder autour de moi et me concentre sur le temps qui passe.
Ça me semble interminable ; je fais quasiment corps avec le phare.
Doc me dit qu'on y est presque.
Je finis par regarder vers le haut pour savoir s'il reste encore beaucoup de marches à gravir.
Et là, horreur malheur, l'escalier de pierre, à la fin, est remplacé par un escalier en fer, de quelques marches, mais c'est au dessus de mes forces ; je sens que je ne peux plus monter, que si je vais plus haut et que l'escalier n'est pas à mon goût (ajouré, trop étroit,...) je vais rester tétanisé devant.
J'arrête mon ascension et me pose dans une des fenêtres très profondes du phare.
Doc continue à monter sans moi. Après le petit escalier en fer il arrive sur une plate forme interne, en bois. Je ne crois pas que j'eus pu marcher dessus. Lorsque je suis en hauteur, je n'ai pas du tout confiance en un putain de plancher qui grince.
J'attends Doc de longues minutes dans ma fenêtre; le dos appuyé contre le mur droit de la fenêtre, les pieds appuyés sur le mur gauche, bloqué; sans réussir à me calmer.
Je descends d'un demi tour d'escalier pour me placer dans une fenêtre un peu plus basse (de 20 marches). Ça va un tout petit peu mieux, mais je suis au bord des larmes.
De colère, parce que je ne peux pas me maitriser et que je sais que ma peur est irrationnelle.
D'impuissance, parce que je vois des mômes descendre à fond la caisse près de la balustrade ou que j'en entends d'autres sauter sur une plate forme métallique, et que j'ai envie de hurler aux parents de les calmer et de les faire descendre contre le mur.
Enfin, Doc revient. Il m'a pris en photo dans ma fenêtre. On redescend les marches. Je les compte. 174. Sur 257.
Moi dans ma fenêtre. Un panoramique pris par Doc depuis le sommet.
Ensuite, on est allé se prélasser à la plage. Il fallait bien ça pour me détendre
Le soir, on a dormi à Niort, on a ajouté cette étape dans notre périple pour nous faire une journée de vacances de plus

.
Niort n'est pas une très belle ville, mais il y a des choses à voir, le Donjon, les Halles et la "coulée verte", des parcs aménagés le long de la Sevre Niortaise.
Moi dans l'eau et le Donjon de Niort
Voilà, les vacances sont finies

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Toutes les photos (enfin les jolies) de cette journée sur Picasa.
Épisode 1:
Saga de l'été, Lundi, La Rochelle.
Épisode 2:
Saga de l'été, Mardi, dune du Pyla.
Épisode 3:
Saga de l'été, Mercredi, l'ile Madame.
Épisode 4:
Saga de l'été, Jeudi, l'Ile d'Oléron.
Épisode 5: Saga de l'été, Vendredi et Samedi, l'Ile de Ré et Niort.