J'ai visité le musée des Beaux-Arts de Nantes.
Par contre, niveau artistique, je dois bien avouer que je n'y connais rien. J'ai fait l'expo dans l'ordre, en commençant par le plus ancien.
Le bâtiment est magnifique et bien entretenu et met vraiment en valeur les œuvres.
J'ai vu des vieux tableaux, mais la plupart représente des évènements historiques ou légendaires que je ne connais pas.
J'ai quand même reconnu les tableaux de
Georges de La Tour aux
clairs-obscurs reconnaissables entre mille. (et hop, j'ai étalé mes restes de cours d'art plastique du collège, "Le Tricheur à l'as de carreau" et "Le Nouveau-né").
Sinon j'ai vu des tableaux dont la surface était probablement plus grande que la surface de mon appartement.
Ensuite, je suis allé voir la partie art moderne, qui m'intéressait plus.
J'ai vu deux Picasso (mais je n'y comprends rien à Picasso).
J'ai vu des trucs qu'un môme de 10 ans pouvait faire.
J'ai vu des trucs jolis et intrigants (je suppose que le but était donc atteint pour celle ci)
J'ai vu du foutage de gueule.
En ce moment Étienne BOSSUT nous présente son "œuvre" Nicole. Je cite la description du musée et je l'annote.
Depuis la fin des années 1970, Étienne Bossut met au centre de son travail artistique un mode de production ancestral de la sculpture, celui du moulage, mais reformulé et déplacé.
Pour son exposition dans la salle Blanche, l’artiste réalise une œuvre nouvelle : des moulages de tuyaux en PVC installés sur des socles. La forme devenue abstraite de ces éléments
[1], sortis de leur contexte d’usage habituel, et le dispositif de présentation
[2] convoquent non sans malice l’histoire de la sculpture moderne, et détournent, en particulier, les œuvres du sculpteur Constantin Brancusi. En transformant des objets du monde industriel en répliques, Étienne Bossut introduit le trouble et le doute dans le regard du spectateur qui est amené à se poser la question du statut de l’objet et de sa représentation.
[3]
Bref, l'œuvre et son analyse sont pour moi de la masturbation intellectuelle. Et à entendre les visiteurs du musée, "c'est n'importe quoi" et "mais non c'est joli le noir et le blanc." le commun des mortels ne pige rien à ce truc (en supposant qu'il y avait quelque chose à comprendre).
Complètement à l'opposé de cet "Œuvre", on peut voir "Virevoltes" de Cécile Bart à la Chapelle de l’Oratoire (juste à côté du musée).
Il s'agit de grands fils lestés, pendus depuis le plafond de la chapelle, et qui bougent en suivant les déplacements d'air.
Contrairement à l'autre, on voit qu'il y a eu du travail pour le faire.
Contrairement à l'autre, on comprend un minimum ce que l'artiste a voulu faire.
L'œuvre donne une perspective vraiment étonnante au volume de la chapelle, en formant des "murs" peu visibles qui guident intuitivement le visiteur dans la chapelle tout en donnant une impression de calme.
Du coup, moi aussi je me lance dans l'art moderne, avec un bout de papier et un stylo.